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Les bases de l'instabilite du Moyen-Orient

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Aportado por: aizik
Fecha de creación: 2003-04-06 15:20:58
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Les bases de l'instabilite du Moyen-Orient

PAYS DU CERCLE RESTREINT :

EGYPTE :
Ce pays est conquis en 1882 par la Grande-Bretagne avant même que la fin de la Première Guerre mondiale ne retire à l’Empire Ottoman ses territoires de la région. Avant cette date, le pouvoir de l’Empire Ottoman se fragilise très rapidement dans cette province. A tel point qu’en 1805, le Sultan Ottoman nomme gouverneur de la région, un égyptien : Mohamed Ali. La Grande-Bretagne gouverne fondamentalement l’Egypte jusqu’en 1922 quand celle-ci reçoit une “Indépendence Formelle” (formule anglaise) . Les anglais continueront de gouverner le pays par l’intermédiaire de consuls et d’ambassadeurs réunis en divers “conseils de gestion”, ce qui favorise le soulevement d’un mouvement nationaliste dirigé par Mustafa Kamal. La Grande-Bretagne continuera de faire agir son armée qui dominera surtout la région du Canal de Suez.
En 1923, la Grande-Bretagne place sur le trône le Roi Fouad, descendant de Mohamed Ali, pro-anglais. Son fils, Faruk lui succède de 1936 a 1952. Son pouvoir s’affaiblira lorsque le peuple commencera a l’accuser de corruption et de faiblesse face a Israël (nottament durant la guerre de 1948). De hauts gradés de l’armée fomentent une révolte, expulsent Farouk, nationalisent le Canal de Suez (1952) et déclarent la République en 1953.

SYRIE :
La zone héritée de l’Empire Ottoman (de 1516 a 1917) se nomme “ Grande Syrie” (Bel’ad El Sham) et comprend la Syrie actuelle, le Liban, la Jordanie et Israel. Le pacte Sykes – Picot (accord secret anglo-francais de 1916) partage la zone entre ces deux pays (voir carte du Pacte en annexe). Le Liban et la Syrie sont français, le Sud de la r2gion est anglais. Le mandat français commence en 1920 et divise les deux pays en différentes zones, selon la répartition des minorités éthniques. Comme la Grande Bretagne conquiert la Syrie à la France du gouvernement de Vichy, cette dernière reçoit l’indépendence dès la fin de la guerre, soit en 1946.

LIBAN :
Durant de nombreuses années, la zone pouvait jouir d’une certaine autonomie malgré les politiques des puissances occupatrices. Surnommée “Petit Liban”, cette zone est colonialement dominée par la France. Cette région était, a l’époque, majoritairement peuplée par des chrétiens maronites et s‘installe au fur et a mesure, une forme de représentation politique basée sur les pourcentages éthniques variés du pays (voir évolution des pourcentages et répartitions religieuses en annexe).
Sous domination française, se crée des 1920 le “Grand Liban”, zone constituée par le territoire originel et par l’annexion d’autres zones peuplées majoritairement de musulmans sunites comme la ville de Beirut. Dès cette date la balance éthnique commence à se modifier ; il est inutile de préciser que le gouvernement français protège la population chrétienne de manière plus efficace que la population musulmane.
Le grand recensement de 1932 établit que 52% de la population est chrétienne, 39% musulmanne, et 9% druze. En 1943, année de l’indépendence du pays, les dirigeants modéres de chaque éthnie se rassemblent et décretent que le Président de l’Etat sera chrétien, le Premier Ministre musulman sunite, le chef du Parlement musulman chiite et le Ministre de la Défense druze. Beirut est choisie comme capitale.

JORDANIE :
Province appartenant à l’origine à la “Grande Syrie”. Les britaniques se l’approprient lors du partage de la région, en prenant position en Palestine (c’est-à-dire Israël et la Jordanie actuels). En 1921, la Grande-Bretagne décide de séparer la Jordanie d’Israël et désigne Abdallah (fils du Sheriff Hussein de la Mecque) comme Emir (autorité royale). Les limites entre les deux pays sont établies totalement arbitrairement. La Jordanie obtient son indépendence en 1946.

IRAK :
La zone est dominée par la Grande–Bretagne qui decide d’assembler plusieurs parties de territoire en 1920 et, ainsi, de créer l’Irak. Faycal 1er, (second fils du Sheriff Hussein de la Mecque) est choisi comme Roi. Les britaniques usent d’une pression insupportable sur le jeune Roi pour qu’il suive les ordres de la Couronne tandis que les nationalistes, de plus en plus nombreux, le pressent de réclamer l’indépendence. En 1932, l’Irak l'obtient finalement. Les britaniques n’interviendront dans la politique de ce pays qu’en 1961 pour le séparer du Koweït (ancienne province irakienne) (voir carte des indépendances des pays du Moyen-Orient en annexe).

PROBLEMES DE LEGITIMITE :

Les frontières du Moyen-Orient sont tout à fait artificielles et n’ont été déterminées que par les puissances colonisatrices. Elles ne suivent que la logique de ces puissances et ne correspondent quasiment à aucune barriere géographique.

De nombreux problèmes de “fidélité” apparaissent. Les habitants des régions les plus reculées des centres de chaque pays ne savent pas à qui obéir : au pouvoir “national” établi ou au responsable de la tribu ou du clan dont ils dépendent. De là découlent les problèmes de minorités comme ceux des coptes en Egypte ou des sunites en Syrie : la plupart de ces minorités a du mal à accepter l’autorité nationale qui ne lui correspond pas.

Problèmes de légitimité territoriale : de nombreux pays réclament le retour d’anciennes provinces leur ayant appartenu (Syrie et Liban ou Irak et Koweit).

Il arrive dans certains pays que certaines minorités nationales gouvernent. En Syrie ou en Irak, les Alawis gouvernent alors que la grande majorité de la population est musulmane sunite ou shiite. En Jordanie, l’infime minorité bédouine gouverne sur la grande majorité arabe palestinienne.

Il existe de trop nombreuses formes de pouvoirs parallèles comme celles des forces religieuses fondamentalistes, qui captent un certain nombre des populations.

Il n’y a pas de démocratie, ainsi, les gouvernants doivent continuellement trouver une légitimité a leurs actions pour éviter une véritable révolte.

La conséquence de ces quelques problèmes se nomme : “le point d’évasion”. Les gouvernants qui ne parviennent pas à assurer; ni une sécurite interne-externe, ni les moyens économiques suffisants pour faire vivre leur pays, cherchent en des ennemis exterieurs (ex : Israel…) la fuite pour continuer de gouverner et pour captiver la population en la detournant de ses problemes.

QUELQUES CONCEPTS :

SUNNITES : Le mot signifie “Tradition” en arabe. C’est la fraction la plus importante des musulmans. Ceux-ci croient en une tradition orale acceptée de tous et qui peut conduire tout un chacun au pouvoir, à la différence des shiites qui limitent le leadership religieux aux descendants d’Ali, le neveu de Mahomet.
SHIITES : Le mot signifie “Fraction” en arabe. Ils representent environ 10% de la population musulmane. La majorité des shiites vit en Iran et en Irak, ainsi qu’au Liban (environ 30% de la population libanaise).
ALAWIS : Le mot signifie “Secte” en arabe. Certains ne les reconnaissent pas comme faisant partie des musulmans. Ils sont considéres comme un “mélange” des religions musulmane et chrétienne. 75% des Alawis vivent en Syrie, pays dans lequel règne Bashar El-Assad, fils de Hafez El-Assad (dynastie Alawi).

PRECISIONS LES PLUS IMPORTANTES SUR LES ETHNIES DU MOYEN-ORIENT

CURDES :
Répartis en Irak, Iran, Turquie, Syrie et Arménie. Ils sont une communauté de 10 à 15 millions de personnes environ. Ils parlent une langue similaire au perse (Irani), d’origine indo-europeenne. Ils sont de religion musulmane sunite et vivent généralement en tribus, dans les montagnes du Moyen-Orient surtout. Ils ne se sont jamais organisés en Etat, les limites de leur communauté étant plus ou moins indéfinies, malgré le fort lien d’attachement d’un curde à un autre, peu important leur lieu de vie.
La plupart des pays ont l’habitude d’appuyer les communautés curdes des pays voisins (souvent rivaux). L’Iran par exemple, a soutenu financièrement et militairement la révolte curde en Irak durant la guerre entre ces deux pays (1980-1988). Les syriens ont tenu le même comportement à l’égard de la communauté curde de Turquie.

DRUZES :
Secte arabe répartie en Syrie, au Liban et en Israël. Le nombre de ses adhérents avoisine les 600 000 personnes. La secte se sépare de l’Islam au XIe siècle, au moment ou l’un de ses leaders est pris pour une âme divine. Depuis cette date, les druzes sont marginalisés et s’auto-marginalisent ; ils s’éloignent des grandes villes et se retirent vers les montagnes de la région ou dans des zones plus eloignées.
Ils représentent environ 3% de la population syrienne, 7% de la population libanaise et 1% de la population d’Israël. Ils vivent dans des sortes d’enclaves (15 en Galilée et 4 dans le Golan) et ne préfèrent pas recevoir la nationalité israélienne. Ils sont néamoins obligés de s’enroler, comme chaque juif du pays. Ils se considèrent comme arabes non musulmans, particulièrement fidèles au gouvernement du pays dans lequel ils vivents.

BEDOUINS :
Population arabe organisée sous forme tribale. Originaire du mot Badia (“habitant du désert” en arabe). Ils se considèrent comme arabes, vivent uniquement dans les déserts d’Arabie Saoudite, Yémen, Jordanie, Irak, Israël et Soudan (population noire). Dans les formes classiques des coutûmes bédouines, nous observons cette population vivre sous des tentes et se déplacer à chameau. La récente création de tous les pays de la zone pose un probleme pour ces peuples originellement nomades. La création et la séparation des zones pour l’agriculture ou pour les entrainements militaires de chaque pays, les empêche de se déplacer librement. Les Etats accueillant ces populations tentent d’aider les bédouins pour mieux les fixer. Leur forme de vie nomade pose de nombreux problemes sanitaires, éducationels, judiciaires…
On estime la population mondiale de bedouins à environ 7000 personnes.




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