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Terrorisme Palestinien

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Aportado por: aizik
Fecha de creación: 2003-04-06 15:14:54
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Terrorisme Palestinien

Selon Gabriel BEN-TASGAL

Les attentats du 11 septembre 2001 - et plus particulièrement celui des Tours Jumelles- ont suscité de nouveau l’intérêt mondial pour un phénomène particulier, presque cantonné à la région Israel-Palestine : Le terrorisme suicidaire.

INTRODUCTION :

En 1979, un coup d’état fondamentaliste est dirigé par l’Ayatollah Homeini en Iran. Quelques mois après, la guerre entre ce dernier pays et l’Irak éclate et les premiers suicides ayant des "objectifs islamistes" suivent de peu. Il s’agit de jeunes soldats iraniens, qui avancent sur les terrains irakiens minés pour faciliter le passage à l’armée de Homeini. Peu à peu, malgré les premières tendances à considérer ces sacrifices comme honteux, les nations arabes commencent à accepter ce fait comme positif. Le martyr devient le ISTISHAAD (de l’arabe, Shaid, saint).
Dans l’histoire du conflit israélo-palestinien, la première mouvance à utiliser le suicide comme arme est le Hesbollah, au Liban. En avril 1983, le premier attentat est commis contre l’ambassade des Etats-Unis au sein même de ce pays, tuant plus de 60 personnes. Quelques mois plus tard, une base américaine est touchée, causant la mort de 243 personnes. Le même jour, une voiture piegée explose au sein d’une base française et tue 80 personnes de plus.
Le jour où les Etats-Unis ont publié la liste des organisations terroristes, le Hesbollah est paru comme la première du Proche-Orient.
Le moyen le plus utilisé est celui de la voiture piégée. Les attentats-suicides se multiplient néanmoins durant 6 ou 7 ans, malgré le fait que les autorités religieuses musulmanes se divisent quant a l’existence de lois islamiques justifiant et permettant le suicide, même dans le cadre d’une lutte armée.
Le Hesbollah décide finalement d’abandonner ce type de lutte malgré la démonstration de ses avantages :

  • Le candidat à l’attentat peut choisir le meilleur endroit et les meilleures conditions pour perpétrer celui-ci.
  • Il n’y a pas besoin de planifier de fuite pour un candidat au suicide.
  • Il est impossible d’identifier l’auteur de l’attentat après l’explosion.
  • Il est difficile d’apprécier le motif d’un kamikaze.

Selon le Cheih Nasserallah, leader du Hesbollah, les attentats de ce type "ont la force de blesser sérieusement le moral de l'ennemi, le soumettant à de terribles tourments et peurs". En octobre 2000, le Cheih Naserallah déclare à la télévision de son organisation ("El-Manar"), son désir de voir les palestiniens descendre dans les rues, non seulement pour se battre à l'aide de pierres, mais également pour utiliser la "méthodologie terroriste" que prône son mouvement. En 17 ans d'"occupation israélienne au Sud Liban", le Cheih Nasserallah a fait envoyer 10 terroristes sur le territoire israélien. Il se dit fier de voir le nombre de kamikazes palestiniens dont les attentats ont réussi sur le sol israélien, contre l"'occupation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza".
Nasserallah peut être fier de ses élèves. Il instruit personnellement les 415 hommes du Hamas expulsés au sud Liban par Ytshak Rabin, au lendemain de l'assassinat de Avi Toledano. Selon diverses sources, c'est au cours de ces quelques mois d'exil que ces palestiniens apprirent à monter des bombes et à piéger des voitures.
Malgré le fait que le suicide, comme arme de mort, ait été déjà utilisé au cours de différentes guerres antérieures (kamikazes japonais durant la Seconde Guerre Mondiale etc.), le phénomene en Israël parait tant unique que complexe.

TABLEAU RECAPITULATIF DU NOMBRE DE KAMIKAZES PALESTINIENS DEPUIS 1993 :

1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
13 7 8 4 4 2 0 0 31

Le quotidien israélien Maariv du 28 octobre 2001, rapporte que 10 terroristes se sont suicidé sur le territoire israelien (Gaza-Cisjordanie exclus) depuis le début de la nouvelle Intifada. On en compte aujourd'hui (19/03/2003) plus de 55.
Le site Internet de Tsahal rapporte qu'au 19 mars 2003, 248 attaques ont été commises en Cisjordanie contre des israéliens depuis le début de la seconde Intifada et 152 dans la bande de Gaza. Les chiffres de 2002 sont encore imprécis. Plusieurs sources discordantes étant possible, nous préférons ne pas les citer. Le nombre n’est, de toute manière, pas inférieur à 32.
(Voir les graphiques actualisés des Forces de Défense Israéliennes. Notons le nombre d'attentats tentés et evités par Tsahal et les Services de Renseignements).

BASES DU TERRORISME ISLAMIQUE PALESTINIEN :

Le premier "martyr palestinien" se nommait Iz-Adin El Kassam. Il s'agit d'un citoyen syrien qui s'échappe lorsque le Roi Faysal est détroné. Iz-Adin El Kassam écrit, avant sa mort, une théorie complète prônant un Islam violent : cette théorie reçoit une Fatwa (sorte d'approbation religieuse musulmane) d'un leader religieux syrien. Peu après un attentat contre une colonie juive de Samarie, revendiqué par son organisation en 1935, Iz-Adin El Kassam meurt aux mains des anglais. Il devient le symbole de la lutte islamique et nationaliste de la région. Les cellules terroristes du Hamas se disent fières de porter le nom de ce "Saint de l'Islam".
Entre les guerres de 1948 et 1967, l'influence islamique perd de son poids, nottament grace au leadership laïque issu du panarabisme de Nasser. Les organisations terroristes continuent néanmoins leur travail social au sein des populations les plus pauvres. Dès 1967, face à la déroute militaire des pays arabes, les forces extrémistes islamiques ressurgissent. Une des raisons invoquées pour expliquer l'humiliation de la Guerre des Six Jours, par ces organisations est que les juifs sont, eux, restés fideles à leur Dieu. Raison qui "justifie" le devoir de chaque musulman de se rapprocher de la religion et ce, par l'adhésion aux mouvements terroristes…
Dans les années 1970, nous pouvons remarquer qu'Israël parait intéressé par l'émergence de certains groupes plus ou moins islamiques qui peuvent faire contre-poids à l'OLP. En 1978 par exemple, le Cheih Ahmed Yassin fonde une organisation socio-religieuse, Muhaima Haislamica immédiatement reconnue par Israël. Ces mêmes années sont utilisées par les groupes islamiques pour amplifier leur base sociale et éducative au sein de la population palestinienne.
Du point de vue de l'efficacité, il faut relever la figure la plus importante dans la vague d'attentats que subit Israël depuis 1993 : Lehi Ayash, dit l"ingenieur". Il étudie la chimie à l'Universite de Bir-Zeit et devient l'architecte du premier attentat suicide, dans le quel un camion conduit par un kamikaze, explose entre deux autobus de soldats.
Pour le Professeur Ehud Shprintzak (Université Hébraïque de Jérusalem, spécialiste du terrorisme) les attentats terroristes de revendication palestinienne, s'accentuent dès l'attentat perpétré par Baruh Goldstein, dans le Caveau des Patriarches, à Hevron. Selon lui, la thèse expliquant que les groupes islamiques désirent mettre fin au processus de paix, grâce à la vague d'attentats de 1993-1996 ne correspond à aucune logique prouvée. D'après lui, le massacre de Goldstein (à la mitraillette) crée une nécessité de vengeance exceptionnelle. Notons tout de même que cet attentat est le seul du type. En réflechissant de manière dénudée de tout sentiment, le désir de vengeance des israéliens doit être bien plus élevé que celui des palestiniens si le nombre d'attentats commis doit être comparé. Ce type d'attentat est ensuite utilisé comme stratégie principale de lutte par le Hamas et le Jihad Islamique qui en comprennent les fins et les bénéfices.

QUI SONT LES KAMIKAZES ?

Boaz Ganor, Directeur du Centre d'Investigation Multidisciplinaire de Hertzelia affirme que le suicide n'est pas une volonté en soi, mais une volonté transmise; enseignée et appuyée par des leaders religieux musulmans ou par les activistes de groupes fondamentalistes : "Il s'agit de jeunes qui se caractérisent par de fortes connaissances religieuses (…) généralement de personnalités réservées, qui démontrent une énorme volonté d'accomplir des choses. Réservés mais décidés". Le quotidien Haarets rapporte que le recrutement de kamikazes a drastiquement augmenté depuis la nouvelle Intifada.
9 des 10 premiers kamikazes de l'intifada Al-Aksa étaient âgés de moins de 28 ans, le plus jeune en ayant 17. Le dernier de ces terroristes était un arabe israélien de 44 ans. Comparativement avec l'âge moyen des kamikazes de la vague de 1993-1996, les auteurs des attentats-suicides de la deuxième Intifada sont plus jeunes.
Nahman Tal, ancien haut fonctionnaire du Shabak (Shirout Bitahon Klali, Service De Sécurite Intérieure, Services Secrets) affirme qu'il existe une différence importante entre la vague d'attentats de 1993-1996 et celle que nous connaissons aujourd'hui : les kamikazes de l'Intifada Al-Aksa sortent de milieux plus "éduqués". La plupart d'entre eux a etudié à l'Université ; plus de la moitié des kamikazes du Hamas a abouti à un niveau universitaire supérieur.
La croyance générale était que le kamikaze venait d'une strate socio-economique faible, situation qui favoriserait le suicide volontaire. Sa pauvreté situerait le kamikaze dans une position inexorable qui ne lui laisserait que "peu d'alternatives". Le martyr a donc l'opportunite d'arriver à un haut statut social, la société dans laquelle il vit admirant et respectant sa famille et sa propre personne.
Psychologiquement parlant, le Professeur Israël Urbah de l'Universite de Tel-Aviv, affirme que le terroriste est une personne atteinte de problèmes mentaux, particulièrement énervée et persuadée que son suicide améliorera la qualité de vie de sa famille, en plus d'apporter sur lui, une admiration totale de la population. Sans véritablement être convaincus de ce qui les attendra après leur mort, les kamikazes espèrent néanmoins trouver un lieu meilleur.
Abdallah Shami, leader du Jihad Islamique affirme que "nous n'engageons pas de personnes dépressives qui se seraient suicidées de toute facon. (…). Pour être un martyr, tu dois vouloir vivre".
"Les kamikazes palestiniens répondent à la catégorie des suicides-altruistes (toujours selon I. Urbah). Le suicide se commet sur une base idéologique, lorsqu'il y a une forte identification à la cause prônée. Le kamikaze est persuadé qu'il offre sa vie au profit d'une fin supérieure. Il est assez difficile de croire que le suicide n'est commis que pour des raisons idéologiques…interviennent également de nombreuses raisons économiques".
Durant les premiers mois de 2001, la presse israélienne informe qu'une rémunération-compensation économique de 5000 dollars est offerte a la famille du kamikaze. L'argent est versé par l'organisation qui est derrière l'attentat. Les groupes fondamentalistes ont procédé à une véritable récolte de fonds au sein des communautés palestiniennes et arabes des Etats-Unis, d'Angleterre ou d'autres pays occidentaux. L'argent est recolté sous couvert d'une campagne d'"Aide Humanitaire" quand, en réalite, la plus grosse partie de ces fonds est utilisée pour appuyer-dédomager économiquement les familles des kamikazes.
Une autre forme de compenser matériellement le suicide est faite au travers de la promesse que lorsque le kamikaze sera mort, ses membres se rassembleront pour recevoir les corps de 72 vierges. Les autopsies des kamikazes montrent souvent que ces derniers se parfument avant leur mort. Tsahal a même parfois remarqué la présence de protections pour les parties sexuelles que les kamikazes revêtent avant leur arrivée au ciel, en espérant se protéger.
En dehors de cela, les kamikazes se sentiront appartenir à un véritable Panthéon, aux côtés de Saladin, Mahomet ou Iz-Adin El Kassam, Panthéon duquel ils pourront contempler le visage d'Allah. Enfin, ils serviront de témoins pour permettre aux membres de leurs familles d'accéder au "Règne des Ciels".
Le terme “Shaid” signifie resistant et non kamikaze. Il etait au depart traduit comme “Lutteur de la liberte de l’Islam”.

FORMES DE SUICIDES :

Les spécialistes israéliens parlent de la possibilité qu'il y ait, en Israël, entre 10 et 15 personnes prêtes à se suicider par jour.
D'après les quelques indications connues, la charge transportée par un kamikaze avoisine les 10 kilos d'explosifs et de clous ou de matières metalliques. Le sac et les ceintures explosives sont les deux méthodes les plus utilisées. L'attentat de la pizzeria Sbarro (août 2001) a été commis à l'aide d'une ceinture explosive de ce style, actionnée grâce à un circuit électrique.
En août 2001, 3 kamikazes se dirigeant vers le nord du pays sont arrêtés par Tsahal. Ils déclarent avoir reçu plusieurs types d'ordres :
ß Se suicider au milieu d'un public le plus grand possible.
ß De préférence, se placer face à la partie supérieure des corps a atteindre.
ß Se suicider de préférence près de la porte d'un lieu public, près de laquelle se concentrent beaucoup de personnes.
ß Ne pas être repéré.

Les terroristes palestiniens ont également utilisé les méthodes de jeeps explosives, d'extincteurs chargés ou de velos bardés d'explosifs. Dernièrement; un attentat à été tenté : faire exploser un camion-citerne au milieu de la plus grande usine de gaz d'Israël. Cet attentat a, par chance été évité. Des experts expliquent que, relativement à la taille et à la population du pays, cet attentat aurait été comparable à celui du World Trade Center.

PROBLEME DE RACINES :

Le problème du suicide palestinien n’est pas un probleme de lavage de cerveaux. Il s’agit d’un processus durant lequel on inculque au futur kamikaze, un ensemble de valeurs fondamentalistes et fatalistes qui vont fleurir en lui, au sein de la société palestinienne.
Certains hommes poltiques israéliens préconisent la même solution que celle utilisée par les anglais lors de la colonisation de la Malaisie, au debut du XXe siècle. Selon la légende, pour éviter les attentats-suicides malaisiens, les anglais auraient recouvert les corps de ces derniers avec de la peau de porc, pour ainsi les “empêcher” d’entrer au paradis, la religion musulmane l’interdisant. Personne ne sait véritablement s’il s’agit d’un fait réel ou non. Peu importe d’ailleurs, étant donné le fait que dans de telles conditions, un leader musulman serait sûrement prêt a décréter qu’il est finalement possible d’entrer au paradis recouvert de peau de porc…

Le suicide n’est autorisé que dans trois cas dans la religion juive :

  • Si une personne est obligée d’abandonner sa religion ou son Dieu,
  • Si une personne est obligée d’en assassiner une autre, même au profit de sa propre vie,
  • Si une personne est obligée de commettre un acte incestueux.

Une discussion théologique sur la légitimite et l’autorisation du suicide au nom de l’Islam a longtemps opposé le Cheih Abed El Aziz Ben Abdallah d’Arabie Saoudite et d’autres leaders musulmans comme le docteur égyptien Muhamad Said Tantawi. Le premier affirme clairement que l’Islam n’autorise pas et désapprouve le suicide, tout comme le Judaisme. Les seconds affirment qu’il faut différencier le suicide de “ces actes qui sont commis au nom d’une cause plus noble”…

Malheureusement, dans le conflit qui oppose les israéliens aux palestiniens, très rares sont les leaders religieux qui condamnent unilatéralement le phénomène.

Une des stratégies du Gouvernement israélien a été de pratiquer des “assassinats ciblés”, c’est-à-dire, d’assassiner les dirigeants ou organisateurs de groupes terroristes de manière individuelle et précise (en annexe, la liste de ces opérations).




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